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18/03/2015

Atelier au jardin

Le printemps arrive dans deux jours et partout c'est la fièvre de la sève. Le jardin de la Galerie KD est lui aussi en pleine expansion végétale et écrire en le regardant est un plaisir supplémentaire. Des conditions idéales pour un atelier, que vous trouverez rarement en ville !

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Venez écrire sous la verrière ouverte sur le jardin, et peut-être même sur la terrasse, le samedi 28 mars de 10h à 13h.

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Galerie KD 62 rue Charles III - Nancy

Au programme, jeux d'écriture, lectures printanières, pages blanches très vite noircies.

La séance sera articulée autour de deux thèmes : Voyage en compagnie des peintres et Ecrire sur soi, par la bande.

Pour plus d'infos, cliquez sur "me contacter" en haut de page.
A bientôt !

09/03/2015

A moi le Salon du Livre de Paris !

Un grand merci aux éditions Envolume, qui emmènent avec elles La Bonne Distance au Salon du livre de Paris

J'y serai le samedi 21 mars, de 14h à 16h, pour présenter mon livre et faire, je l'espère, quelques dédicaces. Le reste du temps, je me baladerai dans les allées pour dépenser tout l'argent qui me reste en provisions de livres pour l'année…

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Vous me trouverez au Stand C79, tout au fond à gauche, à proximité de la Scène des auteurs. Venez nombreux me soutenir, me dire quelques mots, débattre sur Michel Houellebecq si ça vous tente… A bientôt !

04/03/2015

Les ateliers d'écriture : kézaco ? kesfonifé ?

La plus grande difficulté des ateliers d'écriture… c'est d'y faire venir des participants ! Je ne parle pas de ceux qui savent déjà en quoi cela consiste : pour les atteindre, c'est surtout une question de communication (trouver comment formuler les informations et où et comment les faire circuler). Ce n'est pas une mince affaire, mais c'est une autre histoire : c'est à moi de me débrouiller.

Non, je parle de de ceux qui ne savent pas que cela existe, de ceux qui s'en font une fausse idée (pensant qu'on y fait de l'orthographe ou de la grammaire) et surtout, de ceux qui viendraient bien mais qui hésitent.

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Alors késaco ? Un atelier d'écriture c'est un lieu (et un moment) où l'on écrit, chacun pour soi mais stimulé par la présence des autres. On pourrait dire un "groupe d'écriture".

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Keskonifé ? On y part à la rencontre de son imaginaire et de celui des autres, au moyen de jeux et exercices variés, souvent drôles et toujours surprenants. On y partage des textes : les siens, ceux des autres, et ceux d'auteurs contemporains venant faire écho aux thèmes abordés. On y trouve ses premiers lecteurs, ses premiers auditeurs : une vraie expérience. On y découvre ou retrouve les vertus épanouissantes de l'écriture. On s'y amuse pas mal. On fait des tentatives, on expérimente. On pourrait dire un "laboratoire d'écriture".

 

Pour finir, deux réticences à dynamiter :

L'angoisse de la page blanche.

Elle ne trouve pas sa place en atelier : les "inducteurs" d'écriture proposés par l'animateur, sorte de "facilitateurs" qu'on appelle aussi contraintes ou consignes, permettent de se glisser dans l'écriture sans s'en rendre compte. Mine de rien. Cela fonctionne : un "stimulateur d'écriture".

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Je n'ai rien à dire.

Une phrase que pensent ou disent souvent ceux qui hésitent à franchir le seuil de l'atelier. C'est parfois ce que l'on croit, que l'on n'a rien à dire, mais il n'est rien de plus faux ! L'écriture prend forme à partir de deux matériaux: la langue et l'expérience personnelle que chacun a du monde qui nous entoure. Ces deux matériaux sont disponibles pour tous, avec l'éventail des variations individuelles :  maîtrise plus ou moins grande de la langue, vécu plus ou moins touffu selon l'âge et les styles de vie… Mais chacun a de quoi dire et trouve en atelier les mots pour le dire. L'atelier comme un "révélateur d'écriture". Ayez confiaaaaaaaaaaance !

Je vous attends le Samedi 28 mars à la Galerie KD  pour faire cette belle expérience ensemble !

ateliers d'écriture,Nancy,Eve Chambrot

Le jardin de la galerie prépare le printemps, un lieu idéal pour un atelier d'écriture inspirant !

Atelier de 10h à 13 h - 62 rue Charles III à Nancy

Pour tout renseignement, cliquez sur "Me contacter" en haut de page.

 

01/03/2015

Note transalpine

Je vois que l'intérêt de mes visiteurs pour la question s'épuise, c'est bien normal, il y a tant de livres à lire. Alors cette fois-ci c'est la dernière, je promets. Juste pour signaler deux articles intéressants et qui ont peu circulé : ce serait dommage de les avoir manqués.

Un article intitulé "Michel Houellebecq, précis de décomposition" dans Grand Genève Magazine, auquel vous n'êtes pas abonné, je le pressens. L'auteur, Marc Alpozzo, approche au plus près le travail de Houellebecq, sans idolâtrie ni détestation. Un avis objectif et argumenté, ça fait du bien. A noter que le "Blog critique et métaphysique" de M. Alpozzo vaut le détour lui aussi.

Et pour ceux qui lisent l'italien, un article paru dans l'Indice, excellent magazine littéraire : "L'autodistruzione di una società" par Andrea Bianchi.

Voilà. Au revoir Monsieur Houellebecq, on se revoit dans trois ou quatre ans, lorsque vous sortirez votre prochain livre. Y travaillez-vous déjà ?

 

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06/02/2015

Un petit dernier ?

J'avais promis dans mon billet précédent de ne plus vous parler de Michel Houellebecq. Or, en regardant les statistiques de fréquentation de ce blog, je m'aperçois qu'il a atteint en janvier des records de consultation : c'est que le sujet vous intéresse !

Je reviens donc sur ma promesse, pour vous proposer un lien vers un intéressant débat intitulé "Houellebecq mérite-t-il son succès ?" entre un journaliste de l'Obs et un autre du Figaro Magazine. Devinez lequel le défend et lequel le pourfend ?

Houellebecq étant assez inclassable politiquement (certains le placent économiquement à droite, socialement à gauche, d'autres le disent moralement à droite, économiquement à gauche…), il est intéressant de constater que ce sont souvent des journalistes de gauche qui l'apprécient et des journalistes de droite qui le détestent…

A lire aussi, un article complet et passionnant sur le site de La Cause Littéraire, intitulé "Soumission, ou le mauvais rêve de Michel Houellebecq" qui explique notamment pourquoi la seconde partie de Soumission n'est pas très vraisemblable : les innovations sociétales mises en place par la "Fraternité Musulmane" se heurteraient à la Constitution française. Il y a là matière à un autre débat littéraire : pour qu'elle soit bonne, et acceptée par le lecteur, la fiction doit être vraisemblable. Serait-ce là le premier défaut que je trouverais au roman de Michel Houellebecq ?

J'y avais aussi noté quelques faiblesses stylistiques surprenantes (répétitions, tournures à la truelle), semblant indiquer que personne chez Flammarion ne relit les manuscrits de MH ? Mais cela fera l'objet d'un autre billet, si ça vous intéresse.

Voilà, j'ai fait ma crise d'honnêteté intellectuelle, je me sens mieux.