Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/07/2014

Vitrine et chocolat

Imaginez un auteur (moi par exemple) dont les livres ne font l'objet d'aucune critique dans la presse, qui n'est pas vu à la télé dans les émissions "prescriptrices" comme La Grande Librairie et qui est édité chez de petits éditeurs indépendants, très actifs, mais qui ne peuvent rivaliser avec la puissance de feu de Gallimard, Seuil et autres majors. Alors comment se faire connaître ? Avoir une visibilité est indispensable, c'est pourquoi je remercie chaleureusement la Librairie DIDIER, rue Gambetta à Nancy, qui a eu la gentillesse de mettre La  Bonne Distance bien en vue dans sa vitrine !

BD-VITRINE-GP.JPG

Ne croyez pas que je geigne, que je me plaigne lorsque j'évoque les difficultés des auteurs inconnus : je veux simplement expliquer comment cela se passe, et surtout remercier tous ceux qui apportent leur indispensable soutien.

Rien à voir, mais les Editions en Volume ont eu la bonne idée de me faire remplir le questionnaire de Pivot, celui qu'il proposait en fin d'émission à ses invités du temps béni de "Apostrophes". Vous y verrez que j'aime le chocolat à l'absinthe, sans modération.

CHOCO.JPG

Mais outre la provocation réjouissante d'un émerveillement papillaire, ce chocolat possède une vertu tout aussi importante à mes yeux  : un nom majestueux, à la fois mystérieux et sonore, aussi évocateur qu'élégant : Larmes d'absinthe du Val-deTravers. Le Val de Travers… rien que le nom me donne envie d'aller m'y promener immédiatement, et vous ?

04/07/2014

Salon du Livre de Boulay

Une belle surprise que ce Salon de Boulay, les 28 et 29 juin : une organisation impeccable, des bénévoles aux petits soins, faisant circuler toute la journée du café, des gâteaux, des macarons et même du champagne le samedi midi, des cuisiniers talentueux qui nous ont régalés, et des lecteurs venus très nombreux, repartant les bras chargés de livres…

Première sortie officielle de La Bonne Distance, qui m'a permis de belles conversations autour de Michel Houellebecq et des contacts prometteurs.

CouvLaBonneDistance-300x300_1.jpg

J'ai été heureuse de partager ces deux jours avec Benoît Fourchard (La Lune avec les dents, Ed. D'un noir si bleu), Lilyane Beauquel (En remontant vers le nord, Ed. Gallimard) et John Baude (Jours de plomb, Ed. de la Feuille de thé). Merci à eux pour les conversations amicales et toutes les choses partagées.

Merci aussi à la librairie Hisler-Even pour l'invitation d'une centaine d'auteurs de tous horizons.

Ce Salon se conclut par un bel article dans La Semaine (édition de Metz) :

IMG.jpg

La saison est maintenant terminée, prochain salon en septembre : Le Livre sur la place.  Vous me retrouverez au stand de la Librairie Didier !

18/06/2014

Concours de nouvelles et autres plaisirs pas si minuscules

A la fin de l'année 2010, j'avais déjà écrit mes deux premiers romans. Aucun n'avait retenu l'attention d'un éditeur, les lettres de refus, ou les non-lettres, s'entassaient sur mon bureau. Je désespérais. Le doute est comme l'eau : il s'insinue partout, vite engouffré dans la moindre faille, rien de plus difficile que d'y être imperméable. Voyant que je dépérissais, un ami me conseille d'essayer les concours de nouvelles, "en attendant". Ayant le sentiment que je n'avais plus rien à perdre, je suis son conseil et envoie une nouvelle à un concours dont la thématique aride - le chiffre 10 - m'avait plu. Et là, bingo : le premier prix, j'en étais renversée, bouleversée, traversée par une joie immense. C'est ce  prix qui m'a décidée à continuer : il y avait des gens qui aimaient ce que j'écrivais, mes textes n'étaient pas nuls et moi non plus. J'ai du coup repris mes recherches d'éditeurs, et vous connaissez la suite : Le Noeud de pomme en 2013, et la Bonne Distance le mois dernier ! C'est dire ce que je dois au concours Don Quichotte de la nouvelle : un prix mais aussi une confiance en soi retrouvée, le désir d'entreprendre et de continuer, la niaque en somme.

 La Polygraphie du cavalier : un hommage à l'homme à la tignasse

PEREC.jpg

Hier, au Marché de la poésie à Paris, j'ai reçu le premier prix du concours de micro-nouvelles Iroli pour un court texte de 575 mots qui s'intitule "Au centimètre près". Une fois encore, joie violente et accroissement significatif de la confiance en soi.

chambrot,nouvelle,batellerie,concours,iroli

Un grand merci aux Editions de l'Iroli et plus généralement à tous ceux qui imaginent et organisent les concours de nouvelles, les novellistes qui écrivent loin du regard des médias leur doivent énormément.

DSCN0768.JPG

"Au centimètre près" : bientôt en ligne sur le site des éditions de l'IROLI

"Au centimètre près" doit beaucoup aussi à un certain ami marinier : c'est une conversation avec lui qui a allumé la mèche. C'était une promenade estivale avec ce même marinier, sur le bateau Saint-Nicolas, qui avait allumé la mèche de mon premier roman, le Noeud de pomme. C'est dire que je lui dois beaucoup aussi.

09/06/2014

Atelier d'écriture au solstice d'été

Le 21 juin, venez fêter l'été au jardin des Scriptomanes : atelier d'écriture à la Galerie KD de 10H00 à 13H00. Au menu, jonglage avec les mots et chasse aux clichés avec moi et (vraie) dégustation de gâteaux grâce à Kate, la maîtresse des lieux.

On peut écrire allongé,

KD-CHLONGUE.JPG

Ou assis sur un banc au soleil,

KD-BANC.JPG

Ou en duo sur la terrasse,

KD-TERRASSE.JPG

Mais dans tous les cas, on écrit ! Une séance réjouissante, consacrée à la chasse aux clichés qui se glissent sous la plume au moindre moment d'inattention… Avec le soutien de l'Oulipo, de Jonathan Coe, de Baudelaire et bien d'autres.

29/05/2014

De la première phrase au rayon de la librairie

Ecrire, c'est un parcours du combattant. Entre l'idée qui se dessine et la première phrase jaillissant de la trépidation impatiente des doigts sur le clavier, se déroule toute la période de recherche documentaire, du carnet de notes où tout arrive en vrac, des heures passées sur internet ou dans d'autres livres, dont la pile se verticalise de jour en jour.

LIVRES-HORIZ1.JPG

Ensuite, de la première phrase (jaillissant etc) à la dernière, aussi importantes l'une que l'autre, des mois et des mois de réclusion volontaire. Après cela, laisser reposer, lire et relire encore, retailler ici et là, traquer les fautes, les coquilles, les lourdeurs, les répétitions. Puis laisser reposer. Relire. Encore et encore. Puis vient le temps de la recherche d'un éditeur, des dizaines de courriers portant espérance, de longs mois d'attente déraisonnable traversée par le doute. Si tout va bien, un éditeur téléphone son oui, on exulte. Viennent alors les ultimes relectures et la fabrication. A ce stade-là, on se souvient à peine du commencement des choses. Enfin, le livre sort.

CouvLaBonneDistance-300x300_1.jpg

Et c'est là… que les vraies difficultés commencent.

Sauf à être un mastodonte de l'édition, propulsant ses nouveautés par cartons entiers au moyen d'un diffuseur, figurer en librairie représente pour l'éditeur un travail titanesque : du porte-à-porte avec une valise pleine de livres. Et environ 3 000 librairies en France. Une mission impossible. Un travail de fourmi qui prend du temps, beaucoup de temps. Le raz-de-marée n'est pas en vue, pas même l'inondation, ni l'averse, juste quelques gouttes ici et là.

Il faut saluer l'engagement des éditeurs indépendants, patients et obstinés, et celui des libraires indépendants qui les accueillent.

En Lorraine, on peut trouver La Bonne Distance chez 4 libraires que je remercie chaleureusement :

NANCY       : Librairie DIDIER et librairie L'AUTRE RIVE

METZ          : Librairie HISLER EVEN

LUNEVILLE : Librairie QUANTIN